Plaisir gustatif, bonne saveur, liquide savoureux, éveil d'une sensation savoureuse chez le spectateur... voici l'objectif de chaque artiste, quelle que soit sa pratique, dans l'Inde védique. Première découverte fertile en écoutant Ananda Ceballos débutant sa conférence sur la chorégraphie en Inde* : "Une seule matière première modelée par chaque artiste, avec son art propre."
La découverte suivante résonne mais reste obscure encore pour moi : "L'artiste danseur ne goûte pas à la saveur, il reçoit le suc de la musique ou du poète pour le transmettre... Il doit rester en retrait du bonheur qu'il transmet."
La troisième m'enchante : ordre et désordre ne s'opposent pas, ils sont complémentaires. Il s'agit juste de les agencer pour éviter ce qui est leur véritable opposé : le resserrement. Le seul mal à combattre, en Inde, étant l'étroitesse. Tout acte créateur consiste donc "à frayer un chemin pour faire entrer la lumière, mettre en mouvement". Ouvrir un espace qui a pour nom intervalle, portion, interstice, fissure... Un espace habité par une énergie vitale.
Des notions à... creuser ? ;-)
* dans le cadre du programme Transforme à Royaumont.
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